L'archevêché prend le virage vert


archeveche mtlL’archevêché de Montréal a décidé de faire sa part dans la création d’un environnement de travail plus écologique et a joint le Programme Église verte en tant que membre.

L’archevêché, dont les bureaux sont situés au 2000, rue Sherbrooke Ouest, a décidé cette année de franchir une étape décisive après avoir intégré plusieurs pratiques écologiques depuis la fin des années ’90.

Le Programme Église verte est une initiative œcuménique nationale gérée par le Centre canadien d’œcuménisme, qui aide les organismes ecclésiaux à réduire leur empreinte carbone.

Montréal est le premier archidiocèse au Canada à joindre Église verte. En 2008, cependant, le diocèse de Nicolet a mis sur pied un projet pastoral en collaboration avec Église verte, afin de promouvoir sur son territoire une conscientisation accrue par rapport aux problèmes environnementaux.

Le directeur de l’Office des œuvres et de la pastorale sociale du diocèse de Montréal, Brian McDonough, reconnaît que l’initiative environnementale de l’archevêché est un mouvement de base.

« Plusieurs d’entre nous (les employés) avons réalisé la nécessité de changer nos habitudes de vie parce qu’elles détruisent la Terre », affirme M. McDonough.

C’est dans les années ’90 que les efforts écologiques ont commencé avec le recyclage du papier, l’usage de peinture non-toxique et uniquement de café équitable.

Dans les six dernières années, l’archevêché a redoublé d’efforts et a fait un long chemin en ajoutant au recyclage courant du métal, du plastique, du verre et de l’aluminium, celui des piles usagées, des cartouches d’encre et des ordinateurs.

L’équipe d’entretien est passée aux produits de nettoyage biodégradables. L’usage des verres de Styrofoam et des bouteilles d’eau en plastique est progressivement éliminé; des pichets d’eau sont désormais utilisés pour mettre fin à l’usage des bouteilles d’eau en plastique.

Le résultat de ces pratiques parle de lui-même lorsque l’on considère la quantité de déchets que l’archevêché produit chaque semaine. Les déchets sont passés de 30 sacs à seulement 8, tandis qu’environ quatre conteneurs de recyclage son ramassés sur une base hebdomadaire.

M. McDonough, qui préside le comité-maison de sept membres appelé Comité virage vert,souligne que tous les départements ont fait leur part dans la mise sur pied d’un environnement de travail plus vert, principalement en essayant de réduire l’usage du papier.

Ce dernier insiste pour dire que ce sont l’imprimerie et le service d’entretien qui ont été le fer de lance du mouvement, et qui ont mené l’action durant les 15 dernières années.

« Dans la bâtisse, bien des choses passent par nous. Nous avons vu ce qui était jeté et nous avons pensé pouvoir faire quelque chose pour ça », dit Luc Pilotte, responsable de l’entretien. « Il y a aussi nos convictions personnelles qui ont joué. C’est un mouvement important dans lequel nous devons nous embarquer. Et puis, il fallait bien que quelqu’un s’en charge. »

L’an dernier, grâce à une subvention d’Hydro-Québec, M. Pilotte a remplacé 5% des éclairages par des ampoules fluocompactes moins énergivores. Le remplacement de tous les éclairages sera progressif, a-t-il ajouté. De plus, en 2006, M. Pilotte a remplacé la vieille fournaise à huile pour une chaudière thermale plus efficace sur le plan énergétique.

M. McDonough souligne que ce projet vert entrepris par l’archevêché n’en est qu’à ses débuts, mais il espère que cette orientation va faire tache d’huile sur les paroisses. À ce jour, 16 des 207 paroisses de Montréal se sont engagées dans la sauvegarde de l’environnement en tant que membres du Programme Église verte.

Soutien de la hiérarchie

L’initiative des employés a été accueillie et encouragée par la hiérarchie.

« Nous sommes heureux de prendre au sérieux notre mission chrétienne de ‛gardiens de la création’. C’est la dignité de cette création divine qui nous appelle à respecter l’environnement », a dit Mgr André Tiphane, vicaire général de l’archidiocèse.

« Concrètement, si nous souhaitons que des pratiques plus écologiques deviennent plus populaires, il nous apparaît important d’adopter une approche éducative », a-t-il ajouté. « Loin de nous l’idée d’imposer les changements pour un mieux-être collectif : il n’y a pas de ‛police verte’ à l’archevêché de Montréal… mais plein de ‛bonne volonté collective’. »

En plus de développer une meilleure conscientisation parmi les collègues, le Comité virage vert a déjà identifié des actions écologiques pour l’avenir proche : installer des détecteurs de mouvement pour l’éclairage des toilettes, encourager les employés à éteindre les lumières de leur bureau durant la pause du dîner, acheter des couverts et ustensiles qui ne soient pas dommageables pour l’environnement lors des grands rassemblements, et l’installation d’un support à vélo dans le but d’encourager le personnel à pédaler plutôt que de conduire jusqu’au travail.

par Jennifer De Freitas et Laura Ieraci

Archevêché de Montréal
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http://www.diocesemontreal.org/la-foi-au-quotidien/eglise-verte.html